Il y a plusieurs types de revêtement de toit plat sur le marché

SAVIEZ-VOUS QUE…

Il y a plusieurs types de revêtement de toit plat sur le marché actuellement. Chacun a ses avantages et désavantages. Il y a des caractéristiques à vérifier concernant le choix et le type du revêtement de toit plat. Que ce soit résidentielle ou commercial, vous devez choisir le type du revêtement selon les conditions actuelles du bâtiment.

Prenez-note que les membranes ne sont pas parfaites, elles comportent toutes des avantages et inconvénients. Il faut aussi prendre en considération que le prix est un facteur important, par exemple, la moins chère à court terme n’est pas toujours la solution la plus économique.   

Quelque soit le type de membrane, les toits plats doivent avoir une faible pente régulière dirigeant les eaux de pluie vers un drain central. Si des flaques d’eau persistent après la pluie, il est presque certain qu’un affaissement de la structure du bâtiment en soit la cause car le point
bas de la pente n’est plus le drain mais l’endroit où l’eau s’accumule. Un affaissement du toit peut être causé par la pourriture des chevrons, mais aussi par l’affaissement des fondations ou de la structure centrale de bois. Tout affaissement structural peut en modifier la pente.

Voici quelques types de revêtement de toit plat :

Membrane élastomère ou Bitume modifié

Les membranes bicouches de bitume élastomère viennent en rouleaux de 3 pieds (90cm) de largeur et sont recouvertes de granules de céramique comme les bardeaux d’asphalte. Ces membranes sont apparues dans les années 1980 sur le marché résidentiel, mais on les connait depuis les années 60 dans les applications commerciales.

On les appelle bicouches car elles sont composées d’une membrane de base, sans granule, à laquelle on vient fusionner la membrane de surface en les faisant fondre à la flamme du chalumeau. Il existe aussi une technique de colle à froid, mais le chalumeau demeure un meilleur gage d’adhérence et d’étanchéité.

Membrane élastomère ou Bitume modifié

Leur durée moyenne au Canada est de 21 ans, mais lorsqu’elles sont bien posées, sur un toit bien ventilé, avec une bonne pente, elles peuvent durer jusqu’à 35 ans.

Des plis dans une membrane élastomère signifient généralement une mauvaise adhérence de la membrane de base au pontage. Sa durée de vie s’en trouve réduite.

Multi-couche (Asphalte et Gravier)

Les membranes multicouches d’asphalte et graviers, qu’on appelle encore parfois « goudron-graviers ». Le goudron a été interdit après les années 1970 parce qu’il dégageait des vapeurs toxiques. Cette membrane traditionnelle est composée de 4 à 5 plis de feutres imprégnés d’asphalte chaud. Le tout est recouvert d’une couche de graviers d’environ 1/4 pouce (6 mm) de diamètre. L’espérance de vie « moyenne » de ces membranes est d’environ 16 ans au Canada, bien que certaines peuvent durer 25 ans.

Le rôle principal du gravier est de bloquer le rayonnement solaire qui ramolli et dégrade l’asphalte. Il ralenti aussi la contraction de la membrane lors de refroidissements brusques.

Multi-couche (Asphalte et Gravier)

Si l’asphalte de certaines parties de la toiture est exposé, il faudra simplement nettoyer la surface à l’aide d’une brosse, recouvrir cet endroit d’asphalte liquide froid ainsi que de gravier collé dans le nouveau bitume.

Des plis mineurs dans les membranes multicouches ne sont pas nécessairement inquiétants; on balaie le gravier à cet endroit, on recouvre les plis d’asphalte liquide et de gravier. Si toutefois les plis sont très importants et qu’il y a des fissures dans les plis, le toit sera à refaire rapidement et de manière préventive. Les plis proviennent souvent d’un mauvais choix d’asphalte (trop liquide pour sa pente).

Monocouche (TPO ou EPDM)

Les membranes monocouches, de type TPO ou EPDM, sont des produits utilisés depuis les années 1990 dans le domaine résidentiel, mais elles datent aussi des années 1960. Les membranes TPO ont toujours des joints fixés mécaniquement alors que les membranes EPDM sont généralement collées au pontage. Dans les années 1990, les membranes monocouches étaient grises, pâles ou foncées. Aujourd’hui, elles sont principalement blanches et représentent la majorité des installations de toits blancs.

Monocouche (TPO ou EPDM)

Il faut noter que comme ce type de membrane n’a qu’une couche, elle est plus sensible aux infiltrations d’eau si celle-ci est mal installée.

Les membranes monocouches sont plus fragiles que les autres contre les perforations (roches sous les souliers, chutes de branches d’arbres, écureuils, etc.) ou contre l’usure par des tourbillons de sable qui se manifestent parfois dans les coins. Cependant, ces membranes sont les plus faciles à réparer. On identifie facilement la source de l’infiltration et on la répare en collant une simple « patch ». Les membranes monocouches ont parfois des plis durant la première année et ces plis peuvent disparaître par eux-mêmes. Ils peuvent ensuite réapparaître en été sous le soleil, mais ils devraient se replacer en automne.

Dans le type de toiture issue du pétrole, la membrane TPO est considérée la moins polluante. Elle est aussi recyclable en fin de vie. De plus, cette toiture est disponible en plusieurs couleurs, dont le blanc qui réduit les îlots de chaleur.

L’EPDM est composé d’éthylène, de propylène, de diène et de monomère. Ce revêtement est résistant aux froids ainsi qu’aux rayons UV du soleil. Ses caractéristiques sont similaires à celles de la membrane TPO. Cette toiture est aussi recyclable à sa fin de vie.

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